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Covered in goose feathers, the walls of the Montrouge Art Salon look like a soft bed, there to welcome the works by Anthony Gripon. It is a reference to an installation he made in 2010 with several kilos of feathers in a small chapel in the Perigord region of France, Anthony’s chosen place of residence. “Le Faiseur” (a French expression with two opposing meanings, a person who “does” or a person one who talks more he acts), as he calls himself, likes the “Oulipo” viewpoint(1), thinking outside the box, searching to give a meaning to things that seem, at first, not to have one. Two of the works presented at Montrouge are photomontages made from pictures taken off the Internet. For Pornographie Everywhere, he uses arial views from Google Earth, retaining only the names of towns and villages which have sexual connotations, thus creating a lexical ‘field’ that is ‘deliberately below the belt’, as he says with a mischievous smile. In this way, “Pute” (Hooker) in Ghana finds itself side by side with “Terre de Culs” (Land of arses) in France, leading to an interesting vision of geography… The 100 pictures form an ‘X’, for the crossing of roads, yes, but also, and quite obviously, as the symbol of pornography. Gripon loves puns, plays on words, and an ironic viewpoint of the world, which means he could not let an opportunity go by to pay homage to his ‘master’, Marcel Duchamp. “NevrRose Selavy” –the title itself is an artwork, or at least a clue- is a composition made from at least 400 close-up images of vaginas that Anthony found on the Net during a week of ‘hard labour spent ruining his eyesight on porn sites’ (including, of course, those from Courbet’s L’Origine de Monde). All these open vaginas make up Duchamp’s face, dressed in drag queen as his feminin double , the famous Rrose Sélavy with her very delicate hands and wearing her feather boa. Gripon plays on words and images, and claims his place as a descendant of dadaism and of such artists as Robert Filliou for whom art is a party, a game, that is ‘bien fait, mal fait, pas fait’. Thus Gripon becomes a “faiseur”, a “maker” of jokes and of unexpected objects. At the same time, and therein lies the true force of this kind of artistic practice, there is something profoundly serious in his art, as much in the dialectic work that he subjects his objects and images to, as in the very subtle presence of death. Death is also part of the party, and skulls come uninvited to the orgy. “Vanité#2” is a skull that the artist left for over a year in an underground cave in the Dordogne region. It calcified naturally, covering itself with a natural shiny substance that sparkled like sequins and became particularly seductive. “In a way, I “do” a Damien Hirst here” says the artist with a an ironic smile when he talks of the skull he has placed on a base of Lego pieces(his own childhood Lego!), to remind us of digital pixellisation, and to put innocent children face to face with their own fatal and inevitable future. In one of his videos, in which he filmed himself, Anthony Gripon insists on the absurdity of all earthly existence. “Does any of this make any sense?”, he says. And we can guess the reply he would give…..”let’s just have a bit of fun…before we die”

Léa Bismuth, Art critic ( AICA), teaching Art History and  independent currator .
2012 catalogue du 57ième Salon de Montrouge.

(1) Oulipo: Ouvroir de littérature potentielle; roughly translated: «workshop of potential literature») is a loose gathering of (mainly) French-speaking writers and mathematicians which seeks to create works using constrained writing techniques. It was founded in 1960 by Raymond Queneau and François Le Lionnais. Other notable members have included novelists Georges Perec and Italo Calvino, poets Oskar Pastior, Jean Lescure and poet/mathematician Jacques Roubaud. The group defines the term littérature potentielle as (rough translation): «the seeking of new structures and patterns which may be used by writers in any way they enjoy.»


Couverte de plumes d’oie, la cimaise du salon de Montrouge apparaît comme un lit douillet accueillant les oeuvres d’Anthony Gripon, en référence à une installation réalisée en 2010 avec plusieurs kilos de plumes dans une petite chapelle périgourdine, pays d’élection de l’artiste. « Le faiseur » — tel est son nom d’artiste — aime la prise de distance oulipienne, le « pas de côté », cherchant à donner du sens à des choses qui n’en ont pas forcément au premier abord. Deux des oeuvres présentées à Montrouge sont des photomontages réalisés à partir d’images glanées sur internet. Pour Pornographie Everywhere, il utilise des vues aériennes Google Earth, ne retenant que des noms de villes ou de villages aux consonances grivoises, appartenant à un champ lexical «volontairement en dessous de la ceinture», comme il le souligne avec malice. Ainsi, «Pute» au Ghana côtoie «Terre des Culs» en France, permettant l’élaboration d’une drôle de géographie… Les 100 parcelles d’images forment un « X », celui du croisement des chemins, mais avant tout bien évidemment celui de la pornographie. Gripon aime les calembours, les jeux de mots, la distance ironique face au monde, et c’est en ce sens qu’il ne pouvait pas passer à côté d’un hommage à son « maître » Marcel Duchamp. En effet, NévrRose Sélavy — le titre est déjà une oeuvre, ou du moins un indice — est une composition conçue à l’aide de 400 images de vulves en gros plan collectées sur internet pendant une semaine de dur labeur passée à « se crever les yeux sur des sites pornos » (parmi celles-ci, on trouve bien sûr L’Origine de Monde de Courbet) : l’ensemble de ces sexes ouverts agence le visage de Duchamp travesti en son double féminin, la fameuse Rrose Sélavy au boa et aux mains si délicates. Ainsi, Gripon joue sur les mots et sur les images, tout en se plaçant dans la droite ligne du dadaïsme et de personnalités comme Robert Filliou, pour qui l’art est jeu, fête, à la fois « bien fait, mal fait, pas fait ». Et Gripon se fait « faiseur », faiseur de blagues et créateur d’objets inattendus. Il y a en même temps, et c’est là la force de ce type de démarches artistiques, quelque chose de profondément sérieux, autant dans le travail dialectique qu’il fait subir aux objets et aux images, que dans la présence subtile de la mort. Ainsi, la mort est dans la fête, et les crânes s’invitent à l’orgie. Vanité #2 est un crâne que l’artiste a fait séjourner plus d’un an dans un gouffre de Dordogne ; et, par calcification naturelle, celui-ci s’est couvert d’une substance pailletée particulièrement séduisante. « D’une certaine manière, je fais ici un Damien Hirst, ironise l’artiste, qui place le crâne sur un socle en Lego (les Lego de son enfance !) rappelant la pixellisation et mettant les enfants innocents face à leur fatal devenir. Dans l’une des vidéos dans laquelle il se met en scène, Anthony Gripon insiste sur l’absurdité de toute existence terrestre : «tout ceci a-t-il un sens ?». Et on devine bien sa réponse : amusons nous un peu avant de mourir…

Léa Bismuth, critique d’art (AICA), enseignante en histoire de l’art et commissaire d’exposition indépendante.
2012 catalogue du 57ième Salon de Montrouge.



11.11 on 11/11/2011
The seemingly light-heartedness and naiveté of Anthony Gripon’s works is, of course, false. The bright-coloured sequins that he likes to use are like millions of tiny cracks in a trick-mirror, sparkling reflections that can hide neither the cadaver of Narcissus nor the rot in the Nymphéas. Like the frantic fluttering of a butterfly trapped
on the waters of a lake, Anthony Gipon’s very minimalist and almost simplistic plays on words are touching in their humanity,in their derisory and inconsolable solitude. His work is a cry for help for his lost paradise. Anthony Gripon, a ‘Oulipo geek’ is most terribly an artist of his time: he consumes ‘sustainably’, in order to forget his own death, while dreaming of poetry.
Arno FABRE, artist, November 2011


11h11 le 11 novembre 2011
Bien sûr, l’apparente légèreté et naïveté des oeuvres d’Anthony Gripon est feinte. Les éclatantes paillettes, qu’il affectionne tant, sont autant de brisures du miroir aux alouettes, des reflets étincelants qui ne sauraient cacher ni le cadavre de Narcisse, ni la pourriture des Nymphéas. Comme les agitations du papillon échoué sur les eaux du lac, les jeux de mots minimalistes et simplistes d’Anthony Gripon sont touchants d’humanité, d’une dérisoire et inconsolable solitude. Son oeuvre est un appel au secours de son paradis perdu. «Geek Oulipien», Anthony Gripon est terriblement de son époque, il consomme durablement pour oublier sa mort, tout en rêvant de poésie.
Arno FABRE, artiste, novembre 2011



De la vaine ambition à l’ambitieux amuseur.
Du temps a passé depuis les petits bricolages que faisait Anthony Gripon à ses débuts. Avec la maturité, un changement d’échelle s’est opéré dans son travail. Pour chaque recherche en petit, il fait une trouvaille en grand… Ses petits bricolages s’étirent désormais dans l’espace et dans le temps.

Avec le déploiement dans l’espace et l’augmentation significative de ses pièces, on pourrait s’attendre à ce que ses oeuvres gagnent également en sophistication. Mais Anthony Gripon ne cherche pas à donner à ses oeuvres l’aspect industriel que le marché de l’art réclame. Car loin de gagner en solidité, ces grands bricolages n’en sont que plus fragiles. Ses dessins, assemblages et autres collages sont passés d’une dizaine de centimètres de hauteur à un mètre de côté et la technique utilisée, celle du papier tendu sur châssis, est à l’image de ses autoportraits délicats et ironiques dans lesquels l’artiste met en scène sa propre fragilité. Il pointe ainsi du doigt les problèmes de la solidité et de la pérennité des œuvres d’art dans le temps mais aussi et surtout ceux, existentiels, de la disparition inéluctable de l’artiste lui-même.

Le déploiement dans le temps met quant à lui en jeu la patience qu’il lui fallait déjà pour constituer des images à partir de centaines de décalcomanies, ou pour coller des dizaines de soldats en plastique sur latête renversée d’un mannequin. Mais c’est une fois encore l’échelle qui change lorsqu’il consacre non plus des dizaines d’heures à la création d’une pièce mais des mois entiers, comme c’est le cas pour «vanité», 2011 (tirage argentique sous diasec, 73×45 cm.), qui présente des objets qui ont été calcifiés pendant près d’un an dans le gouffre de Proumeyssac en Dordogne.

Ainsi, bien qu’amusante, l’oeuvre de Gripon est nourrie d’une conscience aigüe de la vacuité de l’existence. Comme s’il fallait que nous fassions tous semblant. Comme s’il fallait jouer à vivre, jouer à l’artiste pour ne pas voir que la vie est insensée. De l’enfance, il garde certes le goût du jeu, du déguisement, des mondes imaginaires, mais l’insouciance n’est plus au rendez-vous. L’humour et la dérision sont en revanche des armes qu’il emploie volontiers pour rendre à l’absurdité de la vie la monnaie de sa pièce. Avec gravité il semble nous dire, fini de jouer, maintenant il faut s’amuser. Et c’est avec un plaisir non dissimulé qu’il s’amuse, se joue des codes existants, qu’il change la polarité, renverse l’échelle des valeurs et les habitudes visuelles. Mais sans jamais oublier que ce qu’il fait est un travail sérieux.

Si la tension qui existait au départ entre la pauvreté des moyens utilisés et la grandiloquence de l’effet recherché est toujours présente dans son travail, il apparaît de plus en plus clairement que l’artiste est littéralement déchiré entre l’exigence de sa production fragile et bricolée et celle de son personnage galvanisé à l’ego démesuré. Cette identité clivée ne trouve à s’exprimer que dans l’équilibre précaire qu’il trouve dans la dérision et l’auto-destitution.

Cédric vilatte, commissaire d’exposition.



Compositions composites et corpusculaires constellations pour un cabinet curieux
L’univers d’Anthony Gripon est fait de toutes petites choses, des décalcomanies, des figurines de soldat, des magnets et autres humbles trouvailles provenant de fonds de tiroirs qui sont le support de rencontres fortuites, aussi drôles que poétiques, entre le visible et le lisible. Les principes qui régissent ces rencontres inopinées sont ceux du collage, de l’assemblage et du jeu de mot, trois pratiques finalement très proches l’une de l’autre bien qu’ouvrant sur des champs de savoir différents. Loin d’être des courts-circuits explosifs, ces rencontres sont comme des rendez-vous silencieux et paisibles, des moments futiles de légèreté et de bonheur. Ainsi, c’est avec le plus grand naturel que le modèle réduit d’un moteur de bateau, issu d’un petit jouet, vient se poser sur un vieux téléphone portable, inaugurant une nouvelle utilisation purement mentale. Ce recyclage des images, des choses et des mots, qui tient autant de l’association d’idées que du bricolage, s’opère toujours sous le signe du jeu. Sans doute, Anthony Gripon a-t-il gardé de ses années d’enfance une forme de détachement du réel lui permettant de faire un usage imaginaire du monde. Pour reprendre le pseudonyme de sa messagerie qui est aussi l’adresse de son site internet, Anthony Gripon est un faiseur. Un faiseur d’histoires et de petits bidouillages qui ne s’encombre pas de contingences. D’ailleurs, ses dessins et ses collages n’entendent absolument pas respecter les limites du papier. Certains se font un malin plaisir à déborder sur la marie-louise, quand ils n’empiètent pas purement et simplement sur le cadre sous la forme de figurines et autres jouets faisant sortir le dessin du plan. Quant à ses petits textes d’inspiration duchampienne et oulipienne, ils distillent avec humour abécédaires, acrostiches et allitérations, donnant de son travail quelques clés avec une sorte de modestie amusée. Cette attitude de retrait à travers laquelle l’artiste sème négligemment quelques signes que l’on pourrait lire comme une sorte d’« excusez-moi d’être artiste », contraste avec l’image que l’artiste donne de lui-même dans ses autoportraits photographiques. Dans ces images performatives, le faiseur apparaît alors comme un personnage ambitieux, sûr de lui-même, un rien mégalomane, jouant de sa moustache et de ses innombrables coiffures de séducteur de pacotille et apostrophant le regardeur d’un oeil de velours. Nul doute que ce drolatique gonflement de l’ego répond à la discrétion d’une pratique qui s’excuserait presque d’être là et fait écho à ce que l’artiste appelle joliment la « laborieuse vacuité » de l’existence.

Catherine Macchi, historienne de l’art.



« Anthony est un faiseur !… Un faiseur cherche à se faire valoir. Mais il n’y a rien de péjoratif la dedans car cela ne s’applique pas à un artiste sauf à condamner toute démarche artistique…Anthony agit. Il fabrique, il aime, il escamote. C’est un faiseur de calembours picturaux, « Un poing, c’est tout » ! Il donne de la visibilité et de la lisibilité au jeu de mots. Il se joue avec truculence et impertinence des formes et des mots. Max Jacob affirmait que « l’art est un jeu. Tant pis pour celui qui s’en fait un devoir » ! Anthony imagine, crée et s’amuse. »

Georges Géronde, Capitaine de vaisseaux de l’armée française en retraite (marin d’état).



Mon fils c’est qui? Un artiste .Un artiste c’est quoi? Une personne anticonformiste. Que fait t’il? Il s’amuse, il crée, il imagine, il dessine, voilà en quelques lignes comment il illumine…
Marie-Françoise Pottier, sa maman.



Assurément il y a deux Anthony Gripon. Celui incertain et joyeux des débuts et le véritable Gripon, dont la transformation spectaculaire se produisit après la lecture des oeuvres de Daniil Harms que je lui procurai. J’ai connu l’un et l’autre. Le premier était d’un abord convivial et lunaire dont j’ai encore la photographie, paré d’une salopette bleue et d’une incertaine casquette, alors qu’il travaillait pour la mémoire de l’immortel Soldat Sveik. Le second cherche sans le savoir l’origine de son oeuvre, puisque voilà maintenant qu’’il mentionne Rrose Sélavy, ombilic avéré de tout l’Art Contemporain.
Donc Gripon cherche. Il s’amuse en ressuscitant la quincaillerie Dada, avec humour ce qui prouve qu’il en est au moins au troisième degré avec son Clou de l’Exposition. Mais il n’est pas bêta. Ce n’est pas lui qui irait accrocher un pneu de voiture au – dessus d’une trousse à pharmacie pour être de son siècle et alerter sur les fins de week – ends. Mais si, vous savez bien, tout cet attirail fait d’évidences et de portes ouvertes où toujours il s’agit d’illustrer avec des sabots de trois tonnes ce que tout le monde sait.
Anthony amuse son cerveau. Il lui en fait voir. Il lui propose de considérer l’infiniment petit pour qu’il en fasse un infiniment grand. Le cerveau acquièsce et de poussières d’images ou d’objets minuscules crée des chevelures, des visages, des montgolfières. C’est ce que j’aime. Parce que je sais que le Gripon en marche est un animal moderne qui va exploser bientôt. Pour devenir un bel Artiste, lui qui pour l’instant, en tapinois, sait plus que tout autre qu’il n’est que le Faiseur de sa propre poésie.
Régis Braun, metteur en scène.



Cette invitation à un parcours jubilatoire met du baume au coeur, lave le regard et le dépoussière de l’inutile.
De la Nostalgie, de l’essentiel, du simple, de l’évident; si la récré pouvait s’éterniser, mais est-ce si simple ?
Voyage dans un pays étrange d’une harmonieuse confusion, d’une troublante simplicité : appariements détonants, objets dénaturés, détournements majeurs, émouvantes compositions, chacune d’elle, suggère mille histoires. Au-delà du miroir, tu avances, sur la pointe des pieds, aérien, espiègle, moqueur, insolent parfois. Ce masque te sied. D’acier sans doute.
Pour cette initiation à un autre regard, pour cette embellie,
Merci
Michel Denais, linguiste.



CLIN D’OEIL
Anthony Gripon, gratteur Graveur, égrène ses grains Graphiques galvanisants au gré de ses grisantes grivoiseries, grand gamin grimé qui guette et goûte à sa guise la gracile Gaîté d’une vigoureuse vitalité qui lui va comme un gant, lui le vigilant Gaucher gaulois gauchissant…
Energique, il compose, pose les cons sur la toile, perce et transperce, cadre et décadre…De l’ensemble à l’intime, du tout à la cellule, il trompe l’oeil. Constellation contestaTAIRE, ironie parfois aMère…De son oeuvre ludique se dégage une poésie, une légèreté gravide, d’une gravité légère, humour décalé qui renvoie à l’absurde, interroge l’essentiel…Les JEux de mots et des matières interpellent, éveillent éMOTions, curiosité et interrogation…prendre au mot, ou pas, les maux inscrits, leurs mouvements vers l’au-delà…des signifiantes apparences? Sans Nom en Quête ou non de sens, dans une douce rondeur, non sans une certaine douleur…
Caroline De Saint Laurent, médecin.



Alors oui, dis moi qui es tu toi ?
Homme qui manie la craie, les pinceaux la colle et les bouts de bois. Tout petit déjà tu faisais ça à la maternelle comme les autres enfants.
Mais toi t’as pas arrété…T’en a même fait ton métier, même si je sais pas si t’as un métier.Vivre de sa passion ! ah les bateaux, la mer tout ça… t’aurais pu être marin, bibliothécaire ou potier. Mais non ! t’as pas laché tes crayons. Quel que soit le support, papier, vidéo, photos, etc… Chaque jour qui passe se mettre à nu ne rien cacher de ses sentiments, ses pudeurs ou ses peurs. Qui ose encore ça de nos jours ? Je lache le mot
Artiste.
Tu l’es jusqu’au bout, du fond de toi même à la pointe de tes cheveux qui fourchent.
Artiste vivant, attentif au monde qui l’entoure et loin des tourments artificiels dont s’entoure parfois ceux qui souffrent de ne pas savoir créer tout en étant heureux.
Car tu l’es heureux et c’est ça qui rends le monde meilleur.
Les gens heureux qui montrent aux autres la beauté ou l’absurdité qui les entourent.
Parfois la démonstration de la paresse intellectuelle de tes contemporains t’use ou te désespère tel ce blog que tu laissas mourir un jour après tout ses avis de morts prochaines que tu lançais comme des sos perdus d’avance dans cet unviers numérique.
tu rebondiras et reviendras encore plus fort défier ces touristes volages qui se balladent à la recherche de leur temps perdus sur cette toile éphemere, ce jour là la rencontre se fera j’en suis sur ; moi cet espace dédié à la spontanéité me manque déjà.
Alors oui petit bonhomme va, vole et peint ou dessine toi qui connait les secrets de ces dix doigts qui accompagne ta main la bas tout au bout de tes bras.
Merci pour cette rencontre qui s’est produit un jour entre nous, pour tous ces délires et pour cette étincelle, cette vision que tu as su faire naitre dans cette esprit étroit qui m’accompagne tout là haut dans ma tête de robot quotidien ertététisé.
Anthony toi le contorsionniste qui sait regarder son nombril tout en délivrant des messages universels ne t’arrête pas
Continu au moins pour nous pauvres pécheurs ne sachant plus extrapoler sur la moindre idée, porte et garde ce flambeau qui nous préserve d’un retour au temps préhistorique ou seul le remplissage d’estomac et le vidage des c…… était important.
Emmanuel Garnero, président de ludothèque.